Le suicide : des signes à reconnaître, des gestes à poser …
On pense toujours que ça n’arrive qu’aux autres.
Pourtant…
Julie,
Eric,
Vincent,
Isabelle,
ce sont tous des gens qui, comme vous et moi, peuvent vivre, un jour ou l’autre, des périodes de crise, des moments de douleur. Lorsque la souffrance devient intolérable, il se peut qu’on ait peine à croire qu’on puisse s’en sortir.
Pourtant, c’est possible.
Et, comme proche d’une personne suicidaire, on peut aider l’autre en agissant.
Agir, c’est prendre soin de soi.
Et lorsque nos moyens habituels pour traverser les moments difficiles ne fonctionnent plus, n’hésitons pas et allons chercher de l’aide. Notre propre comportement influence celui de notre entourage.
Agir, c’est reconnaître les signes
Agir, c’est porter attention
Agir, c’est aussi une question d’attitude
Agir, c’est offrir son soutien
Agir, c’est mesurer l’urgence
Secret ou discrétion
Les personnes qui pensent au suicide indiquent plus ou moins clairement leurs intentions à l’entourage immédiat. Il est donc important d’identifier les signes précurseurs du suicide qui sont des indices d’appel à l’aide. On peut ainsi intervenir à temps. En voici quelques exemples :
Certains signes peuvent être trompeurs. Une personne qui pense au suicide ne paraît pas nécessairement déprimée : elle peut cacher sa tristesse sous des apparences de « bouffon » ou de « dur ».
La personne qui arrive à la conclusion que seul le suicide peut mettre fin à sa souffrance et qui planifie son geste peut sembler soulagée, heureuse, voire même euphorique. Son attitude peut nous faire croire que la crise est terminée. Il faut garder à l’esprit qu’une bonne humeur soudaine peut représenter un signe avant-coureur d’une tentative de suicide. En cas de doute, il vaut mieux en parler directement avec la personne.
Dans tous les cas, la personne suicidaire se sent dépassée par l’ampleur de ses problèmes. De son point de vue, il n’y a pas d’autres solutions que le suicide pour mettre fin à sa souffrance.
Une personne suicidaire se confie souvent plus facilement à une personne proche en qui elle a confiance (ami, parent, professeur, professionnel...).
Ce dont elle a besoin, c’est de trouver quelqu’un qui pourra la soutenir, l’aider à faire face à ses problèmes, un à la fois… bref, l’aider à retrouver espoir.
L’idée qu’un être cher puisse aller si mal qu’il pense à s’enlever la vie est insoutenable. Plusieurs émotions s’entremêlent : incompréhension, impuissance, colère, inquiétude… Quelquefois, nous préférons nier la situation, nous dire que cela n’est pas si grave et que cela va passer. Ou encore, il nous arrive de penser que ce que l’autre personne vit est anodin alors que pour elle, la situation est très souffrante. Essayons d’aller au-delà de nos peurs et de nos préjugés et agissons !
Il se peut que vous vous sentiez incapable d’agir.
Si tel est le cas, assurez-vous qu’une autre personne le fasse.
Et dans toutes les situations, ne restez pas seul à intervenir.
Garder le secret qui nous a été confié risque de limiter les interventions possibles et de nous faire porter seul la responsabilité du mieux-être de l’autre. Sans garder le secret, engageons-nous à être discrets, dans le respect de la personne qui souffre.
© 2012 JEVI Centre de prévention du suicide - Estrie.